Ce week-end ABC Talk s’est déroulé à Montpellier les 15 et 16 mars derniers : 8 ateliers animés par 9 experts et 150 participants, venus vivre des expériences riches et transformatrices. Cet événement représente avant tout une opportunité unique de toucher un public plus large et de faire découvrir tout ce que les Baumes sonores ont à offrir. C’est également l’occasion de faire de belles rencontres, de tisser des liens et d’affiner la présentation des Baumes en mêlant écoutes ciblées et supports visuels. Retour sur cette nouvelle expérience publique.
UNE PRÉSENTATION PLUS IMMERSIVE
Après ma première intervention à Lille, j’avais envie de faire évoluer ma présentation autour d’une question centrale : comment rendre mon exposé plus vibrant, impactant et immersif ? Ne disposant que d’une heure et demi pour cet atelier, pas question de m’étendre en palabres ; je devais faire simple, concis et efficace. “Le son est invisible ; nos yeux ne peuvent voir, mais son impact sur la matière est bien réel.“ Prononcés dans ma vidéo générique, ces mots résonnaient dans ma tête. Je voulais montrer concrètement, par des images fortes, la manière dont le son impacte la matière et rendre visible ce qui échappe au regard. Et quoi de mieux que l’expérience de Chladni(1) et ses figures acoustiques, pour illustrer ces phénomènes vibratoires et la puissance transformatrice du son. Je tenais là une expérience convaincante qui, ramenée au corps, ne pouvait laisser personne indifférent. Après la diffusion de ces images, il devenait facile pour moi de dérouler la présentation des Baumes sonores, puis d’enchaîner avec des écoutes ciblées. Ce fil conducteur en tête, comme pour Lille, j’ai commencé à sentir que j’étais “travaillée“ les jours précédents mon départ : au moment du coucher, je ressentais des pressions dans le dos, la nuque et l’arrière du crâne, avec une intense énergie qui descendait le long de ma colonne vertébrale. Le vendredi soir, je pris l’avion pour Montpellier afin d’être sur place et en forme pour la journée de samedi.
Initialement, mon atelier devait se tenir à 16h30, mais suite à la programmation d’un colloque dans une salle adjacente, certains ateliers avaient été déplacés et reportés en matinée. Au final, c’était à moi d’ouvrir les festivités : on ne rigolait plus :) Arrivée en soirée, je posai rapidement mes affaires à mon hôtel, traversai la rue et rejoignai toute l’équipe d’ABC au bar du Novotel situé juste en face et qui accueillait l’événement. J’en profitai pour découvrir la salle qui allait recevoir tout le week-end quelques 150 participants : un espace en forme de U, allongé et étroit comme une épingle à cheveux… ou un diapason. Un véritablement défi pour disposer 150 chaises, 3 écrans géants et un vaste stand aux couleurs d’ABC, servant de décor pour des photos et des interviews. Après le repas, nous étions ainsi tous réunis dans la salle pour aménager l'espace et placer les chaises, dans une ambiance joyeuse et détendue, puis je quittai ce beau monde afin d'être reposée le lendemain. Or durant la nuit - sans grande surprise - le schéma que j'avais mémorisé s’est évaporé. Toutes les pièces du puzzle que j'avais construit se sont mises à bouger, comme si des mains invisibles les replaçaient dans le bon ordre. À mon réveil, tout mon programme avait été allégé et remixé : les idées de transition s’étaient volatilisées ; la trame avait été simplifiée… Loin d'être perturbée, je me sentais plutôt stimulée par cette transformation. En moi, tout était clair et limpide. À 8h30, je pénétrai dans le couloir qui menait à la salle en U et où se pressaient déjà plusieurs dizaines de personnes ; l'effervescence était palpable. Lorsque j’ouvris la porte, je constatai que toute la disposition de la veille, elle aussi, avait changé ! L’équipe était finalement restée jusqu’à 2h du matin pour trouver un aménagement plus convivial. Ce nouvel agencement en forme de croissant était une belle trouvaille ! Malgré cela, derrière son ordinateur, Marc Leval soupirait en fronçant les sourcils : “Tout marchait impeccablement hier soir et ce matin, plus rien !“ Impossible de synchroniser les grands écrans répartis dans la salle. Allons bon… Personnellement, je n’étais pas inquiète et tandis que tout le monde s'affairait pour trouver une solution, je savais que tout allait se régler dans les temps. Ce fut le cas. Puis Marc pris le micro pour s'adresser au public, en revenant sur les débuts de l’aventure ABC Talk : né en pleine pandémie, le “Netflix du bien-être“ connaissait aujourd'hui un beau succès et une croissance fulgurante. Après cette touchante introduction, je montai sur l’estrade et débutai par une courte méditation, afin de mettre mon auditoire en condition. Quand vint le temps des écoutes, je proposai d'ouvrir deux “portes“ : la porte d'en-haut, correspondant à la thyroïde, et la porte d'en-bas, correspondant au sacrum. Tout se déroula avec une grande fluidité, jusqu'à ma conclusion.
Aujourd'hui, TNSO ne se limite pas à une gamme de Baumes sonores : c'est un éco-système riche qui offre de multiples possibilités, avec de nombreux articles et podcasts en accès libre, pour mieux soutenir le processus de transformation en chacun.
BILAN DE L'ATELIER
Comme souvent, j'ai pu constater les mêmes phénomènes : certaines personnes éprouvent de l’inconfort à l’écoute du Souffle du Dragon(2) ; d'autres s’étonnent de sentir leur corps vibrer intensément et dans des espaces inattendus. Certaines personnes demandent comment j’arrive à produire ces sons - ou avec quelle “machine“ - et d'autres semblent quelque peu perturbées par l’expérience, ne sachant pas trop quoi faire avec “ça“. Cependant, je note que le public est aujourd’hui prêt à entendre que tout est vibration. Cette réalité a fait son chemin dans les consciences et les Baumes sonores arrivent à point nommé. Malgré cela, si je sais capter l’intérêt du public, avec des retours très positifs, je constate qu'un travail de pédagogie énorme reste à faire, même auprès des personnes ouvertes et averties. Elles ouvrent les yeux et les oreilles, hochent la tête, trouvent le sujet fascinant… puis passent à autre chose. Ceci n’est pas tant lié à ce que je dis, mais à la vibration puissante - et déconcertante - qui se diffuse et qui n’est accessible ou perceptible qu’à une infime minorité de gens. Par ailleurs, le sujet est résolument novateur, dans le fond comme dans la forme. Contrairement au chamanisme ou à l’homéopathie par exemple, parler des Baumes sonores, c’est évoquer ce qui n’a ni antécédent ni équivalence. Les Baumes sonores sont des OVNIS (Objets Vibratoires Non Identifiés) difficiles à appréhender. J’avance en terre inconnue : il me faut trouver les mots justes, les images, le champ lexical, comme si un nouveau langage était nécessaire. Ce côté pionnier représente à la fois un atout, mais aussi un défi considérable. Il me faut compter sur le bouche-à-oreille, le partage des articles ou des podcasts, les rares invitations extérieures... Mais je peux aussi m'appuyer sur l’énergie - presque ! - inépuisable de mon esprit créatif, sans oublier les forces intelligentes qui m'accompagnent et me soutiennent.
Et bien que je sois guidée à chaque pas, j’ai parfois le sentiment de déplacer une montagne... avec une simple cuillère à la main :)
L'AVENTURE ABC TALK SE POURSUIT
Sachez qu'il reste encore deux week-ends avant l'été pour découvrir les Baumes sonores et me rencontrer. Si vous n'avez pas encore réservé votre place, c'est le moment ou jamais : les week-ends ABC Talk affichent rapidement complet.