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    La faculté de se rendre libre

    Erin | 15 mars 2025

    L'homme de l'involution se croit libre, alors qu'il ne l'a jamais été. Il croit être libre de ses mouvements, libre de ses pensées, libre de sa parole, mais en réalité, il ne fait que réagir à des injonctions mentales liées à une pensée dont il croit être l'auteur, alors qu'il n'en est que le récepteur. Aveugle devant les forces invisibles qui l'animent, l'homme n'est pas libre en lui-même. Il ne voit pas que derrière ses pensées et ses émotions, se cache un marionnettiste qui agite la marionnette. Tant que l'homme est assujetti à sa mémoire, tant qu'il subit la mécanique astrale qui régit son mental, sa liberté est une liberté conditionnelle et elle est de ce fait illusoire. L'homme de l'involution n'a jamais été libre dans sa conscience. Seul l'être qui s'affranchit du joug de sa mémoire et de la domination astrale, peut accéder à la liberté authentique. Mais avant d'en bénéficier, l'être doit découvrir et développer en lui une faculté tout à fait inédite : la faculté de se rendre libre.

     

     

    La volonté de la lumière dans l'homme

    La faculté de se rendre libre est la capacité de l'être à faire éclater les formes et les forces qui s'opposent au mouvement de sa lumière, afin de se donner une vie qui soit à la mesure de son esprit et non à la mesure de son ego. Cette faculté ne relève pas d'une disposition psychologique subjective, qui serait le signe d'une forte personnalité, d'un caractère bien trempé ou d'une volonté égotique puissante. Si tel était le cas, elle serait liée au corps de désir, soumise à la météo émotionnelle et à ses fluctuations, et elle serait faillible. La volonté égotique, même puissante, résiste difficilement à l'épreuve du temps. Sitôt que l'ego n'obtient pas satisfaction, que ses attentes ne sont pas comblées ou que ses objectifs ne sont pas atteints, sa volonté fléchit ; elle s'émousse et finit par se transformer en angoisse ou en incertitude. Or la faculté de se rendre libre ne relève pas d'une disposition psychologique mais d'une condition vibratoire, créé par le mouvement inaliénable de la lumière dans l'homme. Elle représente ainsi la contrepartie psychique de la volonté de la lumière, qui s'exprime dans l'homme : une volonté sans faille, principielle, non égotique, dont l'homme fait peu à peu l'expérience au fur et à mesure de son évolution, qui le mène irrémédiablement à la fusion de son ego, de son âme et de son esprit. Ainsi plus la lumière s'établit dans l'homme, plus le contact avec l'esprit et d'autres intelligences créatives se développe, et plus cette volonté se manifeste en lui. La faculté de se rendre libre est ainsi étroitement liée au phénomène de conscientisation. Elle constitue la pierre fondatrice de la nouvelle vie matérielle et psychique de l'être qui s'individualise, remplaçant ainsi les fondations psychologiques qui supportaient autrefois l'ego planétaire. Cette volonté est si puissante qu'elle ouvre devant lui un boulevard sur lequel il peut circuler et avancer plus librement.

    Et si toutefois des obstacles venaient à se dresser sur son chemin, ils n'auront pas la résistance ni la consistance nécessaire pour contrecarrer le mouvement implacable de sa lumière.

     

     

    L'ILLUSION DU LIBRE ARBITRE

    Si la faculté de se rendre libre ne relève pas d'une disposition psychologique, elle ne relève pas davantage du libre arbitre, celui-ci ayant été donné à l'homme durant l'involution pour lui assurer un semblant de liberté et une sécurité dans le mental. Le libre arbitre est donc tout aussi illusoire que la liberté de l'ego planétaire, assujetti à sa mémoire. Cela revient à laisser un cheval galoper et paître à l'intérieur d'un champ parfaitement clôturé : son libre arbitre lui permet d'aller d'un point A à un point B à l'intérieur de ce champ, mais pas au-delà. Il en est de même pour l'homme de l'involution qui se croit libre, mais dont la conscience planétaire est tellement circonscrite, tellement conditionnée, tellement voilée, qu'il n'est pas capable d'envisager qu'il existe un territoire plus vaste, lié à sa nature cosmique et universelle. Il n'est pas non plus capable d'imaginer qu'il existe d'autres forces et d'autres dimensions au-delà de ce que ses sens physiques peuvent percevoir. La matière a atteint un tel point de sophistication et de perfection, qu'elle a pris le pouvoir sur sa véritable nature. Nous pourrions dire que la liberté authentique est l'absence de clôture et que la faculté de se rendre libre est la volonté ou la force qui permet détruire la clôture... ou bien de sauter par-dessus. Mais pour que l'être puisse éprouver le besoin de s'aventurer au-delà de la clôture, encore faut-il qu'il puisse la voir... Ne pas voir nos propres servitudes est le signe que notre aliénation est bien plus profonde qu'elle n'y paraît. Voir nos servitudes est ainsi le commencement de la liberté. Cet aspect est admirablement illustré dans le film “The Truman Show“ déjà mentionné : lorsque Truman réalise son enfermement, il décide, malgré sa peur de l'eau, de s'aventurer au-delà de l'océan, autrement dit au-delà de la clôture. Par conséquent, si vous vous posez des questions sur votre devenir, que vous craignez pour votre futur, que vous vous inquiétez de vos conditions matérielles, cela montre que vous n'êtes pas encore prêt à détruire la clôture ou à sauter par-dessus. Tant que vos conditions de vie sont source d'angoisse, de doute et d'incertitude, vous vous maintenez dans l'enclos de vos émotions, dans l'enclos de votre mémoire, dans l'enclos du connu.

    Votre ego planétaire est aux commandes de votre vie. Le contact avec l'esprit n'est pas encore établi et vous ne bénéficiez pas de la faculté de vous rendre libre.

     

    Imaginez que vous traversiez un changement de vie important qui concerne votre activité professionnelle, votre famille ou bien votre lieu de vie. Si votre ego est ajusté, il abandonnera sans hésiter tout ce qui le contraint, sans crainte du futur. Mais si votre ego n'est pas ajusté, il s'inquiètera inévitablement de son devenir ; il freinera des quatre fers et bloquera le mouvement de l'énergie. Lorsque l'ego est pris dans l'étau de l'insécurité existentielle(1), il trouvera toujours du confort à se maintenir dans l'enclos et il éprouvera toujours de la crainte à l'idée d'en sortir. Il se contentera de quitter ainsi une servitude pour une autre, le changement lui donnant simplement l'illusion de son libre arbitre. Mais pour l'être en évolution qui s'affranchit de l'enclos planétaire, la question de son devenir n'est plus un sujet : il sait que la réponse s'écrit dans le présent et dans le mouvement de sa conscience. La priorité est donc pour lui de se rendre libre, sur tous les plans, et de ne plus faire obstacle au mouvement de son énergie : aucune clôture ne peut plus circonscrire son mouvement ; aucune frontière ne peut plus contraindre l'action de la lumière en lui et aucun voile ne peut plus occulter sa conscience. Cependant, la faculté de se rendre libre pourra parfois lui jouer des tours, l'être devant lâcher tout ce qui contraint l'expansion de son énergie, autrement dit tout ce qui convenait auparavant à son ego planétaire et à son besoin de sécurité. Or être contraint de lâcher quelque chose peut sembler paradoxal s'agissant de liberté, mais l'être qui s'individualise constate au cours de son processus que le paradoxe est une constante dans les affaires de l'esprit. Il doit lâcher prise sans rien lâcher ; accepter de souffrir pour mettre un terme à sa souffrance ; ne plus vouloir pour incarner la Volonté ; s'individualiser pour s'universaliser ; plonger en lui pour s'affranchir de son moi... et mourir pour enfin vivre vraiment.

    Le processus de transformation est un chemin pavé de paradoxes qui échappent aux vieilles structures mentales. Mais c'est aussi un processus où l'intelligence est reine.

     

     

    LA LIBERTÉ D'UN PEUPLE VERSUS LA LIBERTÉ DANS L'HOMME

    La faculté de se rendre libre ne peut pas concerner les peuples qui veulent s'affranchir du joug d'un gouvernement ou d'une dictature, le gouvernement et le dictateur n'étant que la figure extérieure de l'ego planétaire soumis aux forces astrales. Le collectif est par nature inconscient ; il n'a pas accès à l'esprit qui lui, est dans l'individu. Par conséquent, si un peuple se libère du joug d'un gouvernement ou d'une dictature, il continuera de subir la domination de la conscience collective et des forces qui la sous-tendent ; il continuera de supporter le karma de la nation et de la race. La faculté de se rendre libre n'appartient donc pas aux hommes ; elle est donnée à l'homme. Elle est une condition liée à la descente de la lumière dans l'homme(2) et relève de sa nature cosmique. Elle se manifeste au cours de l'évolution de sa conscience, afin de réorganiser progressivement le matériel vital ainsi que tous les plans de sa vie. Voilà pourquoi seul l'être qui s'individualise dans sa conscience, peut accéder à la liberté authentique. Cependant, la conscience ne peut se développer si l'être n'est pas capable de se rendre libre, c'est-à-dire de lâcher le connu de son existence pour plonger dans l'inconnu de sa conscience, qui n'est pas régi par les lois planétaires mais par les lois de l'esprit. La liberté est une chose, mais la faculté de se rendre libre en est une autre. La faculté de se rendre libre est donc un présent de l'esprit, un cadeau de la lumière : elle donne à l'être la volonté et la force de lâcher le connu et de se créer une vie à la mesure de son esprit créatif. L'être en voie d'évolution consciente est en quelque sorte mis sur des rails et s'achemine progressivement vers sa destinée d'être intégral. C'est ce que j'aime appeler “rentrer à la maison“ dans le sens cosmique du terme, ou encore “rétablir le maître dans sa Demeure“ dans le sens terrestre et incarné du terme.

    La faculté de se rendre libre créé ainsi dans l'être une force dynamique qui le pousse en avant, sans crainte de l'inconnu. Pour autant, cette faculté ne conduit pas à une action désordonnée ou anarchique, mais plutôt à une mise en ordre, une mise en cohérence de tous les plans de l'être : vital, mental, émotionnel et matériel. Cette mise en harmonie est soutenue par l'énergie créative de l'esprit, de sorte que l'être ne peut plus retomber dans les angoisses qui parasitaient constamment son ancien moi, inquiet et soucieux de sa survie matérielle. L'être ne pouvant plus subordonner sa conscience à des conditions extérieures à lui, ses activités, ses relations et son environnement doivent impérativement convenir à sa nouvelle vibration. Cependant, tout au long du processus, il sera mis à l'épreuve à travers des situations dont l'objectif est précisément d'éveiller en lui cette faculté, jusqu'à ce que sa liberté, sur le plan planétaire, soit totalement acquise. Le champ est délimité pour l'être qui craint d'être libre, mais il est sans limite pour l'être qui se rend libre. Tout ce qui représentait une contrainte, une objection ou un facteur limitant pour l'ego planétaire ne fait plus le poids face au mouvement inaliénable de la lumière. Les anciennes inquiétudes sont balayées, laissant la place au calme et à la tranquillité mentale. Les anciennes servitudes sont abrogées, laissant la place à une disponibilité totale au mouvement de la lumière et à l'action créative de l'esprit.

    Pour l'être qui craint d'être libre, sa Demeure ressemble à un studio de 20 mètres carrés. Pour l'être qui se rend libre, elle est une vaste Demeure habitée par le maître des lieux et dans laquelle la Présence peut pleinement s'incarner et s'expanser.

     

    La faculté de se rendre libre est donc une facette importante du processus de transformation. Elle constitue un centre de gravité pour l'être qui s'individualise, celui-ci ne pouvant plus assujettir sa conscience à qui que ce soit ou à quoi que ce soit. Cependant, si la liberté authentique s'établit dans la conscience, elle ne se manifeste pas du jour au lendemain sur le plan matériel en un claquement de doigts. Il convient donc de faire la part des choses, de traiter intelligemment avec chaque situation et d'accepter le temps nécessaire au processus de transformation. Si par exemple, vous êtes actuellement sans ressources matérielles et que votre situation ne vous permet pas de développer un projet créatif susceptible de vous rendre libre, il vous faudra peut-être accepter un travail temporaire, afin de vous redonner une aisance et un bien-être sur le plan matériel. En tant qu'être incarné, il vous faut traiter de façon intelligente avec les contraintes de votre existence matérielle, et accepter de vivre toutes les étapes qui vous ramènent à vous et à la liberté authentique d'être intégral. L'être qui s'individualise suit le chemin tracé par son propre rayon et rien ne peut le faire dévier de sa route. La faculté de se rendre libre lui donne accès à un potentiel d'énergie qui soutient constamment son processus de transformation. Lorsqu'au cours des phases importantes de libération, l'être est amené à souffrir de douleurs physiques, de fatigue ou d'épuisement, la volonté de la lumière lui assure un réservoir d'énergie qui lui permet de dépasser les inconforts liés au processus. Les inconforts sont ainsi plus vite transmutés, plus vite traversés, à tel point que l'être peut sentir à la fois l'épuisement cellulaire, mais aussi une force incommensurable qui le propulse en avant. Cette force ne lui permet plus de s'enliser dans l'inertie, la procrastination et l'angoisse, qui alourdissaient autrefois ses états de fatigue.

    Même si l'être ne perçoit pas encore les contours de sa future conscience, la faculté de se rendre libre est le sextant qui lui confirme à chaque instant sa position. La volonté de la lumière, qui s'exprime désormais à travers lui, le guide implacablement jusqu'à ce que sa dimension terrestre rejoigne enfin sa dimension cosmique.

     

     

    Une vie à la mesure de l'esprit de l'homme

    La nouvelle conscience de l'homme est une terre vierge dont le sous-sol ne peut pas être infectée par les racines atrophiées et dévitalisées de la conscience planétaire, marquée par l'angoisse, la peur, le manque, mais aussi la recherche constante de sécurité, de connaissance, de pouvoir ou d'élévation spirituelle. C'est sur une terre vierge, débarrassée des stigmates du passé, que peut s'épanouir la conscience de l'Homme nouveau, mais pas avant que les mauvaises herbes de la conscience planétaire n'aient été arrachées dans l'homme ancien. L'homme ancien avait besoin de repères psychologiques pour se donner une vie à la mesure de son ego et de son corps de désir. L'Homme nouveau utilise sa conscience psychique pour se créer une vie à la mesure de son esprit et de son corps de lumière. L'ancien moi n'est plus ; il est enfoui sous les décombres de la conscience planétaire et la faculté de se rendre libre réduit en poussière les vestiges de ses anciennes structures.

    Tandis que l'être inconscient continue de s'angoisser pour son devenir, l'être individualisé l'inscrit lui-même en lettres d'or au fronton de sa Demeure. Il sait que la volonté de la lumière est en lui et que rien ne peut plus limiter ou stopper son mouvement.

     

     


     

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