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Gouvernements, institutions, organisations religieuses, groupes industriels et financiers... Si l’on observe toutes les structures qui sous-tendent nos sociétés contemporaines, la perception d’un monde corrompu et décadent n’a jamais été aussi prégnante. Cette vision, partagée par nombre d’individus, est la cause d’un profond écœurement avec la crainte que ce monde nous entraîne dans une chute inéluctable, comme ce fut le cas dans un lointain passé. Or sur le plan individuel, la vision d’un monde "corrompu“ est révélatrice d’une mémoire émotionnelle puissante, profondément enracinée dans la psyché de l’être incarné. Cet article propose un décryptage de cette apparente corruption du monde.
Pour comprendre l’architecture émotionnelle et mentale qui sous-tend la perception d’un monde “corrompu“, nous nous placerons sur trois plans distincts : le plan de l’être inconscient, captif de sa mémoire, le plan de l’Essence lors de la descente en incarnation et le plan de l’être centrique.
Pour l’être inconscient, la vision d’un monde corrompu repose sur une dualité qui provient de l’ego et de sa vision polarisée du réel : incorruptibilité versus corruptibilité, moralité versus immoralité, justice versus injustice, pureté versus impureté… Pris dans l’étau du bien et du mal, l’être est assujetti à sa mémoire expérimentale et perçoit le monde à travers une échelle de valeurs liée à la conscience planétaire. Si nous ramenons l’individu dans son centre, face à lui-même, ce monde corrompu, source d’angoisses et de doutes, lui renvoie subtilement l’image de sa propre corruptibilité, qui est inscrite sur le plan physique et sur le plan psychologique.
Pris dans l’étau du bien et du mal, l’être humain inconscient perçoit le monde à travers une échelle de valeurs liée à la conscience planétaire.
L’idée d’un monde corrompu signifie “un monde dont le lien a été rompu avec“, ce qui renvoie à la chute primordiale et à la culpabilité originelle liée à cette chute. La descente dans la matière est non seulement vécue comme une séparation, mais aussi comme une dégradation de l’énergie source. En d’autres termes, nous pouvons dire que la matière est perçue comme une corruption de la lumière : “Ce que je suis en essence, en tant que pure lumière, a été altéré et perverti lors de la descente en incarnation.“ Le plan matériel est vu comme un plan corrompu et cette perception est confirmée par les sens physiques de l’être incarné qui ne lui permettent pas de voir la lumière qui se cache au fin fond de la matière et qui sous-tend le plan de l’atome. Cette perception illusoire de la matière2, en tant substance solide et tangible, est par ailleurs constamment entretenue par les sens physiques, ce qui va installer durablement l’empreinte de cette corruption originelle de la lumière. Il s’agit donc d’une distorsion qui repose sur une forme de dissociation par rapport au monde de la lumière, un trauma qui s’inscrit lors de la première descente en incarnation. Pour aller plus loin, si nous allons chercher la racine qui se trouve dans les profondeurs de l’être incarné, nous allons trouver une blessure d’impuissance liée à l’incapacité fondamentale d’intégrer l’infinité de la lumière dans un corps physique : ce qui est fini et mortel est par conséquent un état dégradé de ce qui est infini et immortel : “Ce monde est corrompu.“
La descente dans la matière est non seulement vécue comme une séparation, mais aussi comme une dégradation de l’énergie source.
L’être centrique, qui dispose d’une conscience individualisée, n’est plus soumis à la conscience planétaire expérimentale. Nous pourrions dire qu’il est incorruptible. Par conséquent, le fait que ce monde soit corrompu - ou pas - n’a aucune importance pour l’être centrique, qui ne vit plus émotivement et selon une échelle de valeurs morales, mais selon sa conscience supérieure et son intelligence créative, alignées sur trois principes : Intelligence, Volonté et Amour. Son état d’être n’est pas - plus - affecté, contrairement à celui de l’être spirituel. En effet, un ego spiritualisé peut ne pas être dupe de l’illusion du monde et de la pièce de théâtre qui se joue sous ses yeux, mais en souffrir malgré tout. L’être centrique, lui, n’en souffre pas. Il vit entouré d’un champ d‘énergie qui lui assure un équilibre sur tous les plans - y compris matériel - indispensable au travail qu’il doit accomplir et qui est aligné sur un agenda extra-planétaire.
Si la corruption du monde apparaît depuis une vision aplatie, écrasée et tronquée, une vision élargie permet de voir qu’il existe un ordre et une cohérence qui échappent au premier regard. Cette vision est celle de l’aigle, capable d’embrasser le monde d’en bas, à la fois dans son ensemble, mais aussi dans ses moindres détails. L’aigle voit simultanément l’infiniment grand et l’infiniment petit, la grande image et la petite image. Sa vision n’est limitée ni dans le temps, ni dans l’espace. L’aigle peut ainsi observer le monde d’en bas avec un regard à la fois englobant et affûté, tout en étant totalement détaché de ce qu’il voit.
En lisant ces lignes, sentez qu’à cet instant, d’anciens voiles ou filtres mentaux se détachent de vos yeux et de votre conscience. À l’image de vieux pansements qui ont fait leur temps, sentez que ces voiles n’adhèrent plus et se décollent. Laissez tous ces filtres et ces voiles se détacher, tomber au sol et se désagréger sous vos pieds. Enfin, que peut bien signifier la corruption du monde terrestre pour l’aigle qui le survole ? Absolument rien. L’aigle survole ce monde et le regarde sans en souffrir. Il en est de même pour l’être centrique qui est dans ce monde - et non de ce monde - pour accomplir une tâche précise et qui est guidé, à chaque instant, dans ce seul et unique but.
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