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Quelle ironie de terminer l'année avec un conte de Noël, alors que je ne célèbre plus cette fête depuis des années... Non par dépit, mais par manque d'intérêt et de sens. Noël, c’était "avant" : un "avant" lié à une vie de famille bien remplie, rythmée par des enfants qui grandissent, des vacances scolaires, des traditions que l'on suit sans se poser de questions et qui, au fil du temps, deviennent obsolètes. Mais ce 24 décembre, contre toute attente, la magie de Noël a fait irruption dans ma vie pour me rappeler qu'au-delà du folklore et des croyances, l'esprit œuvre sans relâche pour éclairer notre conscience, avec autant d'intelligence que de malice.
Nota : pour la compréhension de l'histoire, je dois remettre en contexte certains événements de ma vie.
Mai 2000. En ce mois de mai, je suis la maman comblée d'un petit garçon de deux mois et mon anniversaire approche. Comme ces cinq dernières années m'ont parues longues et éprouvantes... J’ai crû naïvement qu’en arrêtant de prendre la pilule, mon organisme retrouverait instantanément ses fonctions naturelles pour combler mon désir d’être mère. Il n’en fut rien. Et je peux vous dire que moi et son père avons fait des pieds et des mains - c’est une façon de parler :) - pour accueillir ce petit bout d'homme qui allait faire de nous les parents que nous rêvions d’être. Fort heureusement, cinq ans et deux fausses-couches plus tard, je donnai finalement naissance à notre premier enfant. Notre joie fut immense... Pour célébrer cette naissance et mon anniversaire, l’heureux papa avait décidé de m'offrir une bague ; nous nous rendîmes donc dans une bijouterie pour la choisir. Mon choix se porta rapidement sur une superbe bague contemporaine en or gris, composée de plusieurs diamants disposés en carré. Elle reste à ce jour le seul bijou de valeur que j'ai jamais porté.
Au-delà de sa valeur pécuniaire, cette bague symbolisait une victoire et un accomplissement, après ces longues années d’attente.
Avril 2023. Les années ont passé. Désormais divorcée, je vis seule depuis cinq ans. Mon fils, lui, est devenu un beau jeune homme de 23 ans, qui étudie à l'Université de Columbia à New York, tandis que son frère poursuit des études à Lille. Si la fameuse bague n'a pas perdu de sa splendeur, elle gît maintenant au fond d'un tiroir. Je décide de la mettre en vente et commence à me renseigner auprès de bijoutiers qui, à ma grande déception, m’en proposent un prix dérisoire. N'étant pas prête à la lâcher pour une bouchée de pain, je finis par rédiger une annonce sur le Bon Coin pensant trouver acheteur. Hélas, la bague ne recevra que de rares propositions d’achat, restées sans suite. À mesure que les années filent, je descends graduellement son prix, tout en refusant les offres qui tirent trop vers le bas.
Septembre 2025. Alors que cette histoire de bague m'était complètement sortie de la tête, une femme me fait une offre à 700 €, à laquelle je réponds par une énième contre-proposition, sans succès. Trois mois plus tard, le 23 décembre précisément, elle revient à la charge avec ce message : “750 € et ce sera mon cadeau de Noël.“ Au lieu de conclure l'affaire, je réponds : "800 € et ce sera le mien.“ Une fois mon message envoyé, je n'ai pu m'empêcher de m'interroger sur ma possible résistance à lâcher cette bague qui n'avait plus rien à faire dans ma vie. La fin de l'année approche ; sans doute devrais-je accepter cette offre et me débarrasser de ce bijou une bonne fois pour toute. Cependant, mon esprit reste calme et imperturbable : “Tu n’es pas pressée. Patiente et laisse faire.“ Je lâche prise. Le matin du 24 décembre, je me réveille avec cette pensée : j’avais préparé amoureusement des cadeaux pour mes fils, mais quel cadeau m’étais-je offert ? Aucun. Il faut dire que je consacre tout mon temps et mon énergie au développement des Baumes sonores et aux personnes qui les écoutent. Il est temps de corriger le tir et de me faire plaisir ; après tout, je le vaux bien :) Forte de cette saine résolution, je me lève, allume mon ordinateur pour consulter mes mails et découvre avec étonnement ce message du Bon Coin : “Ok pour 800 €. Comment peut-on procéder ?“
Je comprends maintenant pourquoi mon esprit me demandait de patienter !
L’affaire fut conclue en moins d’une heure. Je me rendis en voiture au centre ville, au point de rendez-vous fixé. Une femme d'origine asiatique me rejoignit dans ma voiture. Tandis que je lui présentais la bague avec son certificat d’authenticité, je lui demandai : “êtes-vous revendeuse ?“ “Pas du tout, me répondit-elle, j’aime les bijoux et je les collectionne.“ Elle examina la bague avec attention, l’enfila à son doigt, admira son effet, puis parcourut le certificat d'authenticité. Comme pour devancer sa pensée, je lui racontai l’histoire de cette bague, ce qu'elle avait représenté pour moi, ajoutant que malgré sa beauté et sa valeur, il m’était devenu impossible de la porter aujourd’hui.
Elle me sourit et me tendit une enveloppe contenant 800 € en espèces. Affaire conclue ! Nous nous sommes quittées dans une poignée de mains chaleureuse, en nous souhaitant un Joyeux Noël.
Sur le chemin du retour, une profonde émotion m'envahit et des larmes coulèrent sur mes joues. Ce 24 décembre, avec cette bague, c’est un pan de ma vie qui s'en allait, un livre qui se fermait, une boucle qui se bouclait. Je savais intimement que ce 31 décembre s'achevait pour moi un cycle de neuf ans : celui-ci avait débuté en janvier 2017, au moment où pour la première fois, j’avais pénétré seule dans mon nouveau logement de femme célibataire. Durant ces neuf années, je me suis découverte... et retrouvée. J'ai non seulement retrouvé ma liberté, mais aussi mon esprit. J'ai vécu des expériences inoubliables et profondément transformatices, canalisé les Baumes sonores, voyagé en Égypte, pénétré dans la Grande Pyramide et découvert New York. J’ai exploré et créé, douté et cheminé, construit et déconstruit… Il m'avait fallu neuf mois pour donner naissance à mon premier enfant, mais neuf ans ont été nécessaires pour me mettre au monde. Et ce cycle s’achevait ce 31 décembre 2025.
L’argent que je venais de recevoir était une invitation à célébrer cette renaissance, comme cette bague avait marqué, il y a 25 ans, la naissance de mon premier fils.
Mais ceci n’est pas la fin de mon histoire... Une fois rentrée chez moi, touchée par ce que je venais de vivre et ce que je percevais de la suite, je reçus un texto de la femme que j’avais quittée il y a quelques minutes : “Merci pour la bague, elle est très belle. Ne vous inquiétez pas : quelqu’un vous en offrira une encore plus belle, parce que vous êtes adorable et très belle. Belles fêtes de fin d’année !“ À ce moment, mon cœur s'ouvrit et des larmes coulèrent de nouveau. Je réalisai que tout m'était donné, à chaque instant, et il me semblait que j'avais déjà tout reçu. Cette année, comme les précédentes, je passerai Noël seule, avec moi, sans sapin, sans guirlandes et sans lumières clignotantes, mes fils me rejoignant dans quelques jours. Mais cette fois, la magie de Noël s’est invitée dans ma demeure de façon inattendue. Peut-on imaginer un conte de Noël sans une fin heureuse et un enseignement à la clé ? Certainement pas ! Voici donc l'épilogue : l'abondance n'est pas une question d'argent ; c'est une question de confiance et de patience, d'ouverture et de disponibilité intérieure. Et l'esprit ne manque pas d'ingéniosité pour nous le rappeler, nous surprendre et nous dire combien nous sommes aimés et accompagnés au-delà de toute mesure. Au moment où vous lirez ces lignes, soyez sûr que l'aventure qui vous ramène à vous ne fait que commencer. Alors une fois n'est pas coutume : cette année, je vous souhaite un Joyeux Noël.
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